Posologie de la vitamine D

Le dosage adapté à votre besoin 

Posologie de la vitamine D

Dosage de la vitamine D : quelle est le dosage idéale de vitamine D ? La posologie exacte des vitamines D2 et D3. Doit-on assimiler des doses élevées de vitamine D ? Peut-on craindre un surdosage ?

Pourquoi la posologie de la vitamine D est-elle si importante ?

La vitamine D est une vitamine indispensable qui est transformée en hormone par l’organisme, elle régule ainsi de nombreux processus physiologiques d’une importance cruciale. Pour que la vitamine D soit à même de remplir ses fonctions biologiques primordiales, il faut garantir un apport constant et suffisant. C’est la raison pour laquelle une connaissance adéquate de la posologie nécessaire revêt toute son importance.

Cet article récapitule toutes les informations essentielles concernant le dosage de la vitamine D et fournit des directives précises à propos des différentes applications. Les points suivants sont particulièrement importants et seront donc examinés :

  • Une trop faible quantité de vitamine D ne génère aucune action préventive.
  • Les recommandations officielles sont dépassées et beaucoup trop faibles.
  • Des dosages extrêmement élevés créent un risque de surdosage.
  • Le dosage individuel approprié varie en fonction de la situation d’utilisation et dépend également de plusieurs facteurs.
  • Outre la vitamine D, l’organisme a besoin de certains autres facteurs afin de permettre à la vitamine D d’agir de manière optimale.
  • Les recommandations actuelles pour les différentes applications.

La posologie de la vitamine D dépend de plusieurs variables

La posologie appropriée de la vitamine D est une question particulièrement plus complexe que chez la majorité des autres vitamines. En effet, le besoin peut être très différent / varie à large échelle selon la quantité de vitamine D produite dans la peau par le biais du soleil. Tandis qu’en été l’intégralité du besoin peut théoriquement être couvert grâce au soleil, en hiver, la vitamine D ne peut quasiment pas être produite grâce au soleil, et ce, dans tous les états situés au nord de l’Italie.

Ce n’est pas le seul facteur influençant le besoin en vitamine D, puisque la quantité individuelle nécessaire dépend de plusieurs variables.

Les facteurs à prendre en compte pour un dosage approprié en vitamine D 

  • État de carence : En cas de carence, il faut mettre en place un traitement initial avec un dosage élevé. Dans le cadre d’un objectif de prévention, le dosage est plus faible.
  • Exposition au soleil : Quelle est la quantité de soleil que j’emmagasine ?
  • Saison : En Europe centrale, aucune production de vitamine D n’est possible d’octobre à avril.
  • Âge : Les bébés ont besoin d’une quantité moins importante de vitamine D que les personnes âgées.
  • Maladies : Certaines maladies et certains médicaments empêchent l’assimilation de la vitamine D. Dans ces situations, des doses plus élevés sont nécessaires.

En conséquence, à travers cet article, nous aimerions formuler nos recommandations concernant la posologie de la vitamine D, mais également indiquer le dosage approprié selon les différents facteurs mentionnés précédemment. Les recommandations communiquées sont basées sur les dernières conclusions élaborées en ce qui concerne la vitamine D, ainsi que sur la manière dont elle interagit avec les autres nutriments essentiels.

Les trois cas de figure relatifs au dosage de la vitamine D

En principe, en ce qui concerne le traitement et le supplément de vitamine D, trois différents cas de figure se distinguent :

  • Traitement initial à dosage élevé (également : remise à niveau/cure de vitamine D)
    Pour qui ?
    En cas de carence en vitamine D prouvée suite à un test
  • Traitement de maintien/Supplément (été et hiver)
    Pour qui ?
    En hiver, pour toutes les personnes vivant en Europe du nord.
    En été, les personnes travaillant dans des endroits clos, peu exposées au soleil, et les personnes avec un besoin plus élevé.
    Particulièrement pertinent chez : les bébés, les personnes âgées, les femmes enceintes et les femmes en période d’allaitement.
  • Traitement fortement dosé mis en place sur le long terme en cas de maladie
    Pour qui ?
    En présence de n’importe quelle maladie auto-immune.

Quelle est exactement la dose dans chacune de ces situations ?

Les recommandations officielles en matière de posologie de la vitamine D sont insuffisantes

Tout d’abord, jetons un oeil sur les recommandations officielles. En hiver, en prévention d’une carence en vitamine D chez les personnes adultes, la Société Allemande pour la Nutrition recommande une dose quotidienne équivalent 800 UI. D’après l’avis globalement unanime de l’ensemble des chercheurs sur la vitamine D, ces recommandations officielles formulées par la DGE sont véritablement insuffisantes, elles ne se situent même pas à la limite inférieure permettant de garantir un apport en quantité suffisante. (26, 27)

Certes, dans certains cas, elles suffisent à éviter une carence sévère, mais elles ne permettent pas le maintien d’un taux optimal de vitamine D. (1-3) Il a nettement été démontré, aussi bien du point de vue mathématique (24, 25), que du point de vue pratique (26-28) , que des doses très élevées avoisinant au minimum les 2000 UI sont nécessaires (29) pour parvenir à atteindre des valeurs convenables.

C’est la raison pour laquelle, dans cet article, nous nous appuierons uniquement sur l’état des recherches scientifiques actuelles, et non sur les recommandations officielles.

Le dosage approprié de vitamine D

Lorsque le taux exact de vitamine D est inconnu, il est recommandé de se baser sur les recommandations générales indiquées ci-dessous, en tenant compte des facteurs précédemment cités. Ces recommandations s’appuient sur les dernières publications et découvertes scientifiques relatives au traitement des carences en vitamine D. (4-7)

Ces recommandations générales font office de valeurs indicatives, un calcul précis du dosage nécessaire est possible uniquement en cas de connaissance du taux sanguin exact avec les formules mentionnées ci-après. Ces valeurs indicatives générales fournissent cependant d’excellents résultats dans de nombreux cas.

Lors de la mise en place d’un traitement de vitamine D avec un dosage élevé en raison de maladie, il faut tenir compte de circonstances complexes, c’est pourquoi aucune recommandation générale n’a pu être formulée dans ce cas-ci.

En ce qui concerne les nourrissons et les jeunes enfants, des recommandations générales conformes sont détaillées plus loin dans l’article.

Valeurs indicatives pour les adultes en bonne santé

Les valeurs indicatives suivantes peuvent servir de ligne directrice :

Vitamine D : 50 UI par kg de poids corporel
Vitamine K2 : 2-3µg par kg de poids corporel

Exemples pour un traitement
Pour les traitements, il en résulte les dosages moyens suivants.

Traitement initialRemplir les réserves corporelles suite à une carence. Atteindre un taux optimal de vitamine D.1x 50.000 UI puis 10.000 UI par jour pendant 4 semaines200 µg/jour200 mg /jour
Traitement de maintien/ Prévention en hiverConserver un taux optimal de vitamine D3000 – 5000 UI150 – 200 µg/jour– (si nécessaire)
Traitement de maintien/ Prévention en étéConserver un taux optimal de vitamine D400 – 2000 UI150 – 200 µg/jour– (si nécessaire)
Apport grâce au soleil en étéConserver un taux optimal de vitamine D150 – 200 µg/jour– (si nécessaire)

Calcul du dosage par le biais du taux de vitamine D

Il est possible d’effectuer un calcul précis du dosage approprié de vitamine D uniquement suite à la réalisation d’un test permettant de déterminer le taux de vitamine D (voir ci-dessous). Dorénavant, le test de vitamine D peut également être réalisé confortablement installé chez soi. Pour plus d’information, veuillez vous référer à l’article Vitamin-D-Test.

Un peu plus bas dans l’article, nous avons mis des formules à votre disposition, grâce auxquelles il est possible de déterminer le dosage nécessaire à du taux actuel de vitamine D.

Ci-après voici quelques indications relatives aux recommandations générales que nous avons formulées.

Cofacteurs

La vitamine D: toujours combinée à la vitamine K

La vitamine D agit en interaction avec certains autres nutriments sans lesquels elle ne produit aucun effet et peut même être nocive.

Son partenaire le plus important est la vitamine K2, laquelle veille à ce que certaines protéines essentielles, produites grâce à la vitamine D, soient correctement activées. Sans la vitamine K2, la vitamine D peut même générer des effets nocifs pour la santé. En effet, en présence d’une carence en vitamine K2, un apport optimal de vitamine D entraîner une calcification progressive des tissus et des vaisseaux. À long terme, cela provoquer de nombreuses complications, puisqu’en l’absence de vitamine K2, le calcium est stocké dans l’organisme et ne peut pas être assimilé. (17)

C’est pourquoi, pour toutes nos recommandations de dosage, la quantité de vitamine K2 correspondantes est également indiquée. Lorsque nous parlons de vitamine K2, nous faisons automatiquement référence à sa forme naturelle, la vitamine K2 MK7 all-trans. Celle-ci fait preuve d’un efficacité remarquable, elle dispose en effet d’une efficacité huit fois supérieure à la MK4 qui est, la plupart du temps, fabriquée de manière synthétique. La MK7 existe sous différentes formes connues sous le nom de cis-MK7 et tran-MK7. La vitamine cis-K2-MK7, bien que toujours disponible dans le commerce, est pourtant totalement inefficace. C’est la raison pour laquelle il est d’une importance cruciale d’être attentif à l’ajout de la mention “all-trans”. Vous trouverez plus d’information sur ce sujet dans notre article sur

Le besoin constant de vitamine K2

Peu importe la source d’apport de vitamine D, le besoin en vitamine K2 persiste invariablement. Puisque tout indique qu’une carence en vitamine K2 constitue probablement l’une des carences en nutriment les plus largement répandues, mais également qu’un surdosage de vitamine K2 est véritablement impossible, nous préconisons généralement un complément de vitamine K2, et ce, même en période estivale.

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La vitamine D ne fait preuve d’aucune efficacité sans magnésium

Le magnésium est nécessaire pour la transformation de la vitamine D en sa forme biologiquement active dans l’organisme. Ainsi, parallèlement à une carence en magnésium, la vitamine D reste inefficace. En outre, une assimilation de vitamine D fortement dosée provoque une consommation accrue de magnésium pouvant déclencher une carence en magnésium.

Par conséquent, nous recommandons l’assimilation de magnésium supplémentaire, particulièrement dans le cadre d’un traitement initial avec un dosage élevé. Pour toutes les autres situations, cela est nécessaire uniquement lorsque la présomption fondée d’une carence en magnésium persiste.

Le dosage de vitamine D dans le cadre d’un traitement initial

Le traitement initial s’avère nécessaire uniquement en présence d’une carence sévère en vitamine D. Dans ce cas, elle est à recommander impérativement, puisqu’autrement, il peut s’écouler plusieurs mois avant que les réserves corporelles de vitamine D soient remises à niveau et que le taux de vitamine D se soit normalisé. Un traitement initial avec un dosage élevé, mise en place sur le court terme, peut permettre de réduire significativement ce laps de temps. Certains thérapeutes préconisent d’ailleurs des doses encore plus élevées pouvant atteindre 2000.000 UI, ce que nous déconseillons vivement, et ceci pour deux raisons :

  1. La régulation de la vitamine D est basée sur un système d’équilibre sensible. Des doses aussi élevées risquent de provoquer un déséquilibre de ce système.
  2. Il est impossible d’atteindre de telles doses par le biais de l’apport naturel fourni par le soleil, d’ailleurs, un mécanisme de protection empêche même le production de doses aussi élevées.

Traitement initial : notre recommandation

Notre recommandation repose sur l’assimilation d’une dose unique de 50.000 UI, suivie d’un traitement de quatre semaines avec 10.000 UI. Cela nous semble être un compromis idéal entre un réapprovisionnement rapide des réserves corporelles et une démarche sûre et respectueuse de l’organisme. Pour assurer la préservation de ce système d’équilibre sensible, il est particulièrement conseillé d’assimiler de la vitamine K2 et du magnésium en supplément. Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre article détaillé.

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Le dosage appropriée de vitamine D dans le cadre d’un traitement de maintien

Tel qu’indiqué ci-avant, le dosage lors d’un traitement de maintien dépend de la quantité de vitamine D produite par le biais du soleil. Cette quantité varie énormément en fonction de la durée d’exposition effective aux rayons du soleil. Même lorsque le degré d’ensoleillement est optimal, un manque de soleil reste à déplorer chez de nombreuses personnes, en raison de nombreuses heures passées dans des endroits clos. En revanche, les personnes travaillant en plein air, disposent d’un bien meilleur apport en vitamine D.

Le dosage en été

Il est impossible de déterminer les valeurs globales en période estivale, les conditions d’approvisionnement de chacun ne peuvent être déterminées que de manière individuelle. La durée d’ensoleillement nécessaire à prévenir une carence fait l’objet d’un article détaillé intitulé  “la vitamine D et le soleil”. pour plus d’information concernant l’évaluation des doses appropriées en été, consultez l’article détaillé

Le dosage en hiver

En hiver également, le besoin fluctue en fonction de la quantité fournie par le soleil, deux semaines de vacances à la plage peuvent tout naturellement contribuer à l’apport en vitamine D. Toutefois, les valeurs indicatives citées tiennent lieu de point de référence correct. L’article suivant vous fournira une introduction détaillée concernant le dosage en période hivernale ainsi que le choix du complément de vitamine D.

Dosage de vitamine D3 vs. dosage de vitamine D2

En Allemagne, la majorité des compléments contiennent de la vitamine D3 d’origine animale, principalement extraite à partir de lanoline. La vitamine D2 végétale est largement plus rare mais elle constitue une alternative adaptée pour les personnes vegan. En revanche, il est actuellement possible de se procurer de la vitamine D3 vegan, issue du lichen ou des champignons. Celle-ci est légèrement plus chère, mais elle reste certainement la meilleure alternative possible du point de vue éthique.

Il règne cependant un désaccord à propos de la différence d’efficacité entre les deux principes actifs vitamine D3 et vitamine D2. Tandis que certaines études ont reporté que la vitamine D3 possède une efficacité environ 4 fois supérieure à la vitamine D2, d’autres études n’ont pas été capables de constater une différence aussi notable. (7-11)

Toutefois, la vitamine D3 est la forme capable d’être produite par notre organisme lui-même, uniquement par le biais du soleil, elle est également impérativement nécessaire au métabolisme. La vitamine D2, quant à elle, doit tout d’abord subir une transformation avant de pouvoir être exploitée par l’organisme. La suprématie de la vitamine D3 apparaît ainsi plus que plausible. Cependant, suite aux conclusions formulées par l’ensemble des études actuelles, l’ajustement, en conséquence, du dosage de la vitamine D2 à la hausse ne peut en aucun cas être recommandé. À la place, nous conseillons l’utilisation exclusive du principe actif vitamine D3.

Le dosage de la vitamine D chez les nourrissons et les jeunes enfants

La vitamine D revêt une importance particulière chez les nourrissons et les jeunes enfants. En raison de l’absence de réserves corporelles, mais également d’une manque fréquent de contact au soleil, ils risquent tout particulièrement de souffrir d’une carence en vitamine D. Une légère carence peut d’ores et déjà engendrer de graves conséquences pour l’ensemble de sa vie future. En effet, la vitamine D est indispensable pour le développement du système immunitaire mais elle est également associée à l’apparition de nombreuses maladies chroniques.

Une carence sévère en vitamine D peut, en outre, déclencher de graves maladies osseuses telles que le rachitisme, qui provoque d’importantes malformations du squelette. C’est la raison pour laquelle, dans de nombreux pays européens, les nourrissons et les jeunes enfants se voient administrer de la vitamine D en prévention.

La supposition largement répandue, selon laquelle le besoin peut être couvert simplement grâce au soleil, reste la plupart du temps malheureusement infondée.

  • Les nourrissons passent trop peu de temps directement exposés au soleil
  • Des protections solaires sont utilisées trop fréquemment
  • Les nourrissons et jeunes enfants portent souvent de vêtements qui les couvrent largement

Alors que dans les zones tropicales, le rayonnement indirect du soleil suffit et que les bébés sont fréquemment nus, c’est loin d’être le cas dans notre degré de latitude. Les dosages suivants constituent des valeurs indicatives valables pour différentes catégories d’âge :

Nouveau-néJusqu’à 1000 UI/jour pour le développement des réserves corporelles, après accord du médecin
0 – 1 an400-500 UI/jour ou 800 – 1000 UI tous les 2 jours
À partir d’1 an500-600 UI ou 1000 UI tous les 2 jours
au-delà de 2 ans500-600 UI ou 1000 UI tous les 2 jours de septembre à mai

La vitamine D peut-être combinée avec 30 – 100µg de vitamine K2 MK7.

Tout ce que les parents devraient savoir á propos de la vitamine D se trouve dans l’article intitulé Vitamine D pour les nourrissons et les jeunes enfants.

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Le dosage de vitamine D avec l’âge

Avec l’âge, la production de vitamine D par le biais du soleil s’atténue fortement. D’une part, en raison d’une modification du grain de peau, d’autre part, à cause d’un taux de 7-déhydro-cholestérol notablement plus faible (la substance initiale nécessaire à la synthèse de la vitamine D). Lorsqu’une diminution de la mobilité ou une maladie entraînent un manque de soleil et que la vitamine D n’est produite qu’en quantité minimale, cela devient bien entendu tout particulièrement critique.

C’est pourquoi avec l’âge, une assimilation globale de vitamine D est particulièrement recommandée. À cette occasion, chaque valeur maximale précisée dans les valeurs indicatives décrites plus haut peut être appliquée. Avec l’âge, des dosages oraux plus élevés sont également nécessaires afin d’atteindre des valeurs sanguines suffisantes (30, 33):

Traitement initial1x 50.000 UI puis 10.000 UI par jour pendant 6 semaines200 µg/jour200 mg /jour
Traitement de maintien/ Prévention en hiver5000 UI150 µg/joursi nécessaire
Traitement de maintien/ Prévention en été1000 – 2000 UI dose hivernale en cas d’alitement150 µg/joursi nécessaire

La vitamine D en cas de difficultés d’assimilation

En présence de certaines maladies, la vitamine D n’est pas assimilée de manière optimale à travers l’estomac, si bien qu’un apport par le biais du soleil est, dans ces situations, particulièrement important. Au cours de la saison hivernale, il faut donc soit, avoir recours à l’utilisation de solariums, ou bien assimiler des doses sensiblement plus élevées (30, 34). Des troubles d’assimilation apparaissent, entre autres, en cas de : (19-22)

  • syndrome de l’intestin court/résection digestive,
  • stéatorrhée,
  • trouble de la digestion des graisses,
  • maladie coeliaque (intolérance au gluten),
  • pancréatite,
  • insuffisance pancréatique exocrine
  • mucoviscidose,
  • maladie de Crohn,
  • et tous les problèmes biliaires.

La quantité précise de vitamine D nécessaire dans chacune de ces situations se détermine uniquement de manière individuelle, aucune recommandation générale ne peut être dégagée. Les recommandations exprimées concernant le dosage pour les personnes âgées peuvent être appliqués comme valeurs initiales, cependant, le traitement ne sera fructueux que si le taux est régulièrement contrôlé par le biais de tests sanguins.

Le dosage de vitamine D en fonction du poids corporel

Une partie de la vitamine D assimilée est stockée dans les tissus adipeux. En conséquence, plus les tissus adipeux sont présents en quantité importante dans l’organisme, plus la quantité de vitamine D “perdue” est également conséquente. Les personnes en surcharge pondérale ont ainsi besoin de doses plus élevées afin d’atteindre un taux sanguin identique aux personnes de corpulence moyenne. (31)

Même lorsque le poids corporel ne coïncide pas parfaitement avec l’indice de masse corporelle, le poids corporel représente tout de même une valeur indicative appropriée pour la détermination du dosage de vitamine D. (32)

Nos recommandations générales sont basées sur un besoin correspondant approximativement à 50 UI par kilogramme de poids corporel, permettant d’atteindre un taux sanguin supérieur à 3ng/ml. Pour les personnes en situation de forte surcharge pondérale, ces valeurs doivent être considérablement revues à la hausse.

Le surdosage de vitamine D

Le surdosage de vitamine D a longtemps fait l’objet de mises en garde, puisqu’il était supposé que de très fortes de doses de vitamine D pouvaient entraîner une assimilation particulièrement excessive de calcium. Au contraire, il est aujourd’hui de notoriété publique qu’une dite hypercalcémie n’apparaît que lors de l’assimilation de doses extrêmement élevées de vitamine D. (14) Les premiers signes avant-coureurs d’un surdosage nocif n’ont été observés en premier lieu qu’à partir de doses équivalant à 300.000 UI, ou bien lors de l’assimilation régulière de 40.000 UI par jour. Aucun symptôme de surdosage n’a pu être établi lors de l’assimilation de 10.000 UI par jour. (15, 16)

Ces valeurs se situant bien au delà des doses recommandées actuellement par les experts en vitamine D en cas de traitement préventif, un surdosage en vitamine D par le biais de compléments usuels utilisés conformément aux recommandations n’est donc pas à craindre.

La vitamine D fortement dosée

Tel que précédemment indiqué, la vitamine D fortement dosée revêt une importance particulière lors de la mise en place d’un traitement initial suite à une carence avérée en vitamine D. Cependant, conformément à l’adage “concentration vaut efficacité”, des doses très élevées sont également en partie recommandées dans le cadre d’une prévention.

L’avantage de tels traitements n’est toutefois pas véritablement avéré. En cas de doses annuelles sensées couvrir le besoin durant une année entière, des effets négatifs sur la santé osseuse ont même été constatés. (17) De fortes doses produisent une concentration élevée de vitamine D et de 25-OH-vitamine D dites “libres”, autrement dit de vitamine D et de 25-OH-vitamine D non fixées. Les conséquences qui s’ensuivent restent ambigües et potentiellement nocives. (18)

De plus, l’apport en cofacteurs est tout aussi contestable, puisque cela peut produire des effets négatifs. C’est pourquoi il est conseillé d’éviter d’assimiler des doses fortement élevées dans un cadre de prévention, il est également recommandé de maintenir un taux sanguin compris entre 35 et 60ng/ml

La prescription de vitamine D fortement dosée est uniquement judicieuse dans le cadre d’un traitement initial mis en place sur le court terme, lorsque des doses élevées sont nécessaires à combler rapidement une carence.

Le calcul de la dose exacte à partir du taux sanguin

La dose nécessaire de vitamine D peut être calculée à partir du taux sanguin de vitamine D, celui-ci peut être aisément déterminé à l’aide d’un simple test. Le taux de vitamine D permet une bonne appréciation de l’apport en vitamine D, mais également de l’état des réserves corporelles.

Voici l’interprétation usuelle du taux de vitamine D. Vitamin-D-Spiegel

Calcul du dosage exact de vitamine D

Si le taux actuel de vitamine D est connu, il est possible de calculer le dosage de vitamine D nécessaire pour parvenir à atteindre une certaine valeur souhaitée. Ainsi, la dose de vitamine D nécessaire au mode de vie actuel est calculée. (12) Cela n’est applicable que lorsque le mode de vie correspond à peu près aux circonstances extérieures. En effet, le taux actuel de vitamine D résulte d’un état d’équilibre généré par le mode de vie actuel et la durée moyenne d’exposition au soleil. Tant qu’aucun changement n’intervient, il est possible de calculer la quantité supplémentaire de vitamine D nécessaire à augmenter le taux jusqu’à une valeur définie.

Cependant, ce principe trouve ses limites dans le changement de saison : en hiver, la source de vitamine D que représente le soleil devient caduque, si bien que des doses plus élevées que celles calculées pour la période estivale sont la plupart du temps nécessaires. (13)

Toutefois, tant que les paramètres extérieurs ne subissent aucun changement, les règles empiriques suivantes s’appliquent par 70kg de poids corporel :

Traitement initial

Une dose quotidienne de 10.000 UI assimilée sur le court terme augmente le taux sanguin d’environ 1ng/ml.

Formel: dose globale = (valeur cible – valeur réelle) x 10.000 UI

Exemple: si la valeur initiale est de 20ng/ml et doit être augmentée jusqu’à 30ng/ml, au moins 100.000 UI sont alors nécessaires. Cela correspond à une assimilation quotidienne de 10.000 UI durant environ deux semaines. Dose globale = (30 – 20) x 10.000 = 10 x 10.000 = 100.000

Traitement de maintien

Une assimilation régulière et continue de 100 UI de vitamine par jour augmente durablement le taux sanguin d’environ 1ng/ml.

Formule : dose quotidienne = (valeur cible – valeur réelle) x 100 UI

Exemple : pour parvenir à un accroissement compris entre 20ng/ml et 30ng/ml, une dose quotidienne supplémentaire de 1000 UI serait donc nécessaire. Pour atteindre une telle valeur de cette manière, il faudrait toutefois attendre plusieurs mois, ce pourquoi la majeure partie du temps, le recours à un traitement initial avec des doses plus importantes est préconisé. Cependant, la dose indiquée correspond également á la dose de maintien : cette dose est également nécessaire afin de stabiliser durablement la valeur cible suite à un traitement initial.

Le calcul précis par rapport au poids corporel

Le dosage peut être adapté au poids corporel, le résultat est multiplié par un facteur de correction : poids corporel /70

Dose en hiver

La production de vitamine D grâce au soleil étant insuffisante en hiver, il est donc possible de recommander le dosage nécessaire de vitamine D sans avoir connaissance du taux de vitamine D, puisque l’intégralité du besoin peut être couvert uniquement par les réserves corporelles. Ces recommandations présentent tout de même des limites en cas de carence sévère en vitamine D déjà avérée au début de la saison hivernale. Des études ont démontré que les doses suivantes s’avéraient nécessaires afin de maintenir les taux optimaux appropriés à flot tout au long de l’hiver:

20ng/ml800 UI
30ng/ml2000 – 3000 UI
40-60ng/ml4000 – 6000 UI

Selon nous, des valeurs optimales étant atteintes dès 40-60ng/ml, nous recommandons ici une valeur indicative de 4000 UI.

Résumé sur la posologie de la vitamine D

La vitamine D est une vitamine essentielle. En hiver, lorsque le contact au soleil est moindre, il est actuellement recommandé d’avoir recours de toute urgence à des compléments de vitamine D. Les doses nécessaires pour atteindre un taux optimal de vitamine D sont la plupart du temps plus élevées que les quantités recommandées par les autorité publiques, elles peuvent aisément être déterminées lorsque le taux sanguin de vitamine D est connu. Il est fortement déconseillé d’assimiler des doses beaucoup plus élevées puisque les effets pouvant en découler restent inconnus à ce jour.

Sources

  1. Vieth R (2006) Critique of the considerations for establishing the tolerable upper intake level for vitamin D: critical need for revision upwards. J Nutr 136:1117–1122 PMID: 16549491
  2. Heaney RP, Holick MF (2011) Why the IOM recommendations for vitamin D are deficient. J Bone Miner Res 26:455–457 PMID: 21337617
  3. Hollis BW (2005) Circulating 25-hydroxyvitamin D levels indicative of vitamin D sufficiency: implications for establishing a new effective dietary intake recommendation for vitamin D. J Nutr 135:317–322 PMID: 15671234
  4. Holick MF (2007) Vitamin D Deficiency. New England Journal of Medicine 357:266–281 DOI: 10.1056/NEJMra070553
  5. Aspray TJ, Bowring C, Fraser W, Gittoes N, Javaid MK, Macdonald H, Patel S, Selby P, Tanna N, Francis RM (2014) National Osteoporosis Society Vitamin D Guideline Summary. Age and Ageing 43:592–595 DOI: 10.1093/ageing/afu093
  6. Holick MF, Binkley NC, Bischoff-Ferrari HA, Gordon CM, Hanley DA, Heaney RP, Murad MH, Weaver CM (2011) Evaluation, Treatment, and Prevention of Vitamin D Deficiency: an Endocrine Society Clinical Practice Guideline. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism 96:1911–1930 DOI: 10.1210/jc.2011-0385
  7. Heaney RP (2005) The Vitamin D requirement in health and disease. J Steroid Biochem Mol Biol 97:13–19 PMID: 16026981
  8. Tripkovic L, Lambert H, Hart K, et al (2012) Comparison of vitamin D2 and vitamin D3 supplementation in raising serum 25-hydroxyvitamin D status: a systematic review and meta-analysis123. Am J Clin Nutr 95:1357–1364 PMCID: PMC3349454
  9. Trang HM, Cole DE, Rubin LA, Pierratos A, Siu S, Vieth R (1998) Evidence that vitamin D3 increases serum 25-hydroxyvitamin D more efficiently than does vitamin D2. Am J Clin Nutr 68:854–858 PMID: 9771862
  10. Holick MF, Biancuzzo RM, Chen TC, Klein EK, Young A, Bibuld D, Reitz R, Salameh W, Ameri A, Tannenbaum AD (2008) Vitamin D2 Is as Effective as Vitamin D3 in Maintaining Circulating Concentrations of 25-Hydroxyvitamin D. J Clin Endocrinol Metab 93:677–681 PMCID: PMC2266966
  11. Armas LAG, Hollis BW, Heaney RP (2004) Vitamin D2 Is Much Less Effective than Vitamin D3 in Humans. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism 89:5387–5391 DOI: 10.1210/jc.2004-0360
  12. Spitz J (2011) Superhormon Vitamin D So aktivieren Sie Ihren Schutzschild gegen chronische Erkrankungen. Gräfe und Unzer Verlag GmbH, München
  13. Andersen R, Mølgaard C, Skovgaard LT, et al (2005) Teenage girls and elderly women living in northern Europe have low winter vitamin D status. Eur J Clin Nutr 59:533–541 PMID: 15714215 25.
  14. Hathcock JN, Shao A, Vieth R, Heaney R (2007) Risk assessment for vitamin D. Am J Clin Nutr 85:6–18 PMID: 17209171
  15. Vieth R (1999) Vitamin D supplementation, 25-hydroxyvitamin D concentrations, and safety. Am J Clin Nutr 69:842–856 PMID: 10232622
  16. Vieth R, Chan PC, MacFarlane GD (2001) Efficacy and safety of vitamin D3 intake exceeding the lowest observed adverse effect level. Am J Clin Nutr 73:288–294 PMID: 11157326
  17. Masterjohn C (2007) Vitamin D toxicity redefined: vitamin K and the molecular mechanism. Med Hypotheses 68:1026–1034 PMID: 17145139
  18. Sanders KM, Stuart AL, Williamson EJ, Simpson JA, Kotowicz MA, Young D, Nicholson GC (2010) Annual high-dose oral vitamin D and falls and fractures in older women: a randomized controlled trial. JAMA 303:1815–1822 PMID: 20460620
  19. Vieth R (2005) The Pharmacology of Vitamin D, Including Fortification Strategies. In: Feldman D, Glorieux FH, Pike JW (eds) Vitamin D, 2nd ed. Elsevier Academic Press, Amsterdam/Boston, pp 995–1015
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