Les comprimés

 

Les comprimés

Comprimés de vitamine D : Informations sur les principes actifs et la composition, le dosage exact, les effets secondaires possibles et la pertinence pour les nourrissons et jeunes enfants.

Résumé :

  • Les comprimés de vitamine D contiennent de nombreux additifs
  • La vitamine D3 constitue le meilleur principe actif
  • En hiver, 1000-3000 UI sont recommandés
  • Les comprimés sont loin d’être le complément idéal pour les nourrissons
  • L’huile de vitamine D représente un bien meilleur complément, puisqu’elle peut être assimilée uniquement avec une solution graisseuse

Les comprimés de vitamine D : populaires mais pas idéaux

Les comprimés de vitamine D restent sans aucun doute la forme de complément de vitamine D de loin la plus répandue. Cette forte cote de popularité tire son origine dans l’histoire, puisque les comprimés présentent certains inconvénients significatifs. En effet, ils contiennent de nombreux additifs inutiles qui se dissolvent en partie difficilement dans l’estomac, mais ils sont également difficiles à ingurgiter pour un grand nombre de personnes. Ils présentent tout de même quelques aspects positifs et notamment un prix bas, une longue durée de conservation et une manipulation aisée. Selon nous, les comprimés de vitamine D devraient donc généralement représenter le choix par défaut pour la prévention d’une carence en vitamine D, en raison de l’existence d’alternatives sensiblement meilleures.

Les comprimés de vitamine D3

Comme dans tous les compléments de vitamine D, le principe actif vitamine D3 (cholécalciférol) est également utilisé dans les comprimés. La vitamine D3 est la forme pouvant être produite par l’organisme grâce au soleil et dont il a le plus besoin. La vitamine D3 contenue dans les comprimés est extraite à partir de suint (lanoline), elle est donc d’origine animale et non adaptée aux personnes vegan. Toutefois, il existe aujourd’hui une vitamine D3 végétale, extraite à partir du lichen. Le principe actif végétal vitamine D2 n’est au contraire pratiquement plus utilisé en raison de son faible degré d’efficacité. (1, 2) En effet, la vitamine D2 doit d’abord être convertie en vitamine D3 dans l’organisme, ce pourquoi elle est aujourd’hui de moins en moins utilisée dans la préparation des compléments.

La composition des comprimés de vitamine D

Pour des raisons liées à la production, tous les comprimés sont élaborés à l’aide d’agents auxiliaires bien précis. Le stéarate de magnésium (E572) est par exemple utilisé dans pratiquement tous les produits, cette substance est présumée entraver l’assimilation des principes actifs et déclencher des réactions allergiques. (3, 4) Selon le fabricant, plusieurs autres additifs peuvent en partie être utilisés, tels que les colorants et les exhausteurs de goût, les effets produits par tous ces différents additifs sur la santé restent encore incertains. Ceci est particulièrement véridique pour les agents de séparation comme par exemple le dioxyde de silicium, qui contient d’infimes nanoparticules soupçonnées de parvenir jusque dans les cellules sans que la durée d’action ne soit connue. (5) Il serait certainement exagéré de classer les comprimés de vitamine D parmi les produits nocifs pour ces simples raisons, puisque les additifs sont généralement présents en quantités minuscules. Toutefois, selon nous, pourquoi encourir un risque, même infime, alors qu’il existe des alternatives sensiblement meilleures en tous points.

L’assimilation de la vitamine D par le biais des comprimés

La vitamine D peut être uniquement assimilée conjointement avec de l’huile ou des graisses. C’est pourquoi lors de l’assimilation de comprimés de vitamine D, l’ingestion devrait être effectuée soit au moment du repas, soit avec une petite quantité d’huile supplémentaire. Environ la pointe d’une cuillère d’huile d’olive suffit d’ores et déjà amplement. Certains compléments contiennent déjà de l’huile pure synthétique, telles que les diglycérides à chaîne moyenne (MCT), afin d’améliorer l’assimilation.

Le dosage des comprimés de vitamine D

En ce qui concerne le dosage des comprimés de vitamine D, il faut s’appuyer sur les mêmes recommandations que pour toutes les autres formes de compléments. Vous trouverez des explications plus détaillées dans l’article posologie de la vitamine D, le présent article vise uniquement à fournir un aperçu des dosages. Il convient de distinguer le traitement initial qui consiste en une remise à niveau des réserves corporelles suite à une carence, et le traitement de maintien ou de complément visant à compléter durablement l’apport en vitamine D grâce à l’assimilation de doses quotidiennes sur le long terme. Quasiment aucun comprimé n’est adapté pour un traitement initial, ils sont en effet trop faiblement dosés et il faudrait donc avaler une importante quantité de comprimés afin de pouvoir atteindre la totalité de la dose désirée. Concernant le traitement de maintien, il faut veiller à ce que la vitamine D puisse également être produite dans la peau par le biais du soleil. En fonction de la saison, mais également selon la quantité d’exposition au soleil accumulée individuellement, le dosage approprié peut varier considérablement. Les dosages suivants peuvent servir de guide général : (6)

Adulte/adolescents400-10002000-4000
Enfants400-8002000-3000
Nourrissons200-400400

Les comprimés de vitamine D pour les nourrissons et les jeunes enfants

L’apport en vitamine D chez les nourrissons est extrêmement important. Une carence en vitamine D intervenant au cours de la phase de développement peut entraîner de sévères malformations osseuses, comme le rachitisme. C’est la raison pour laquelle quasiment tous les nourrissons en Europe du nord et en Europe centrale, se voient administrer des compléments de vitamine D prophylactiques avec un dosage équivalant à 400 IE. (7) Dans ce contexte, les comprimés sont adaptés de manière sensiblement limitée. Premièrement, il faut naturellement prendre en considération la présence de nombreux additifs toujours controversés, et, deuxièmement, les nourrissons se trouvent dans l’incapacité d’avaler le moindre comprimé. Ceux-ci doivent donc tout d’abord être dissous dans une cuillère. Ce procédé étant plutôt incommode, nous recommandons de privilégier l’utilisation des gouttes de vitamine D, qui affichent une pureté exceptionnelle et se présentent d’ores et déjà sous forme fluide, si bien qu’elles sont particulièrement simples à administrer à l’aide du compte-gouttes ou encore d’une pipette.

Comprimés de vitamine D : effets secondaires et surdosage

Les effets sur le long terme produits par les additifs contenus dans les comprimés de vitamine D restent à ce jour encore inconnus. Les quantités étant particulièrement infimes, des effets secondaires insignifiants apparaîtront dans le pire des cas. Vous pouvez toutefois apporter votre contribution concernant les effets nocifs liés aux substances chimiques et aux nanoparticules. En présence des doses usuelles, la vitamine D elle-même ne provoque aucun effet secondaire connu. Un surdosage apparaît à partir de 40.000 UI par jour et se remarque par une augmentation significative du taux de calcium, pouvant entraîner des calcifications, des problèmes cardiaques et bien d’autres symptômes encore. (8) Suite à une forte consommation de vitamine D, mais également aux réactions de l’organisme en résultant, de nombreux autres nutriments sont alors mis à contribution, notamment le magnésium et la vitamine K2. Par exemple, l’apparition d’une carence en vitamine K2 peut provoquer, à long terme, un dangereux risque de calcification des vaisseaux et des organes. (9) la carence en vitamine K2 est de toute façon un phénomène largement répandu, c’est pourquoi il est fréquemment recommandé d’assimiler simultanément de la vitamine D et de la vitamine K2. Cependant, il n’existe aucun comprimé combinant ces deux nutriments en proportions adaptées. La consommation accrue de magnésium par l’organisme ne devient critique que lorsqu’il existe déjà une carence en magnésium sous-jacente, qui finit ainsi par s’accentuer. Une telle carence est reconnaissable à l’apparition de symptômes soudains, tels que des maux de tête, des arythmies cardiaques et des crampes musculaires. Contrairement à la vitamine K2, il n’est généralement pas nécessaire d’assimiler un supplément de magnésium, sauf en cas d’indication contraire.

Résumé sur les comprimés de vitamine D

Malgré l’incommensurable popularité dont jouissent les comprimés de vitamine D, ceux-ci sont à nos yeux les compléments de vitamine D les moins appropriés. Toutes les autres alternatives semblent être un choix bien plus adapté, en raison des nombreux additifs contenus dans les comprimés. Selon nous, les personnes ne reculant pas devant la légère différence de prix devraient plutôt porter leur choix sur les gouttes ou l’huile de vitamine D, puisqu’ils représentent à nos yeux la meilleure forme de complément de vitamine D. Parmi les huiles et les capsules, le choix du complément approprié combinant vitamine D et vitamine K2 est encore plus difficile, puisque la sélection de produits disponibles est considérablement plus large. Vous pouvez prendre connaissance de notre point de vue sur le complément de vitamine D idéal dans l’article principal “Les compléments de vitamine D”.

Sources

  1. Trang, Hoang M., et al. Evidence that vitamin D3 increases serum 25-hydroxyvitamin D more efficiently than does vitamin D2. The American journal of clinical nutrition, 1998, 68. Jg., Nr. 4, S. 854-858.
  2. Armas, Laura AG, Bruce W. Hollis, and Robert P. Heaney. Vitamin D2 is much less effective than vitamin D3 in humans. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2004, 89. Jg., Nr. 11, S. 5387-5391.
  3. Uzunovic A, Vranic E. Effect of magnesium stearate concentration on dissolution properties of ranitidine hydrochloride coated tablets. Bosn J Basic Med Sci. 2007 Aug;7(3):279-83. PubMed PMID: 17848158.
  4. Tammaro A, Abruzzese C, Narcisi A, Cortesi G, Persechino F, Parisella FR, Persechino S. Magnesium stearate: an underestimated allergen. J Biol Regul Homeost Agents. 2012 Oct-Dec;26(4) 783-784. PubMed PMID: 23241129.
  5. Fragen und Antworten zur Nanotechnologie. Bundesinstitut für Risikobewertung (BfR). 2012. Online http://www.bfr.bund.de/de/fragen_und_antworten_zur_nanotechnologie-8552.html
  6. Holick, Michael F., et al. Evaluation, treatment, and prevention of vitamin D deficiency: an Endocrine Society clinical practice guideline. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2011, 96. Jg., Nr. 7, S. 1911-1930.
  7. Gartner, Lawrence M., et al. Prevention of rickets and vitamin D deficiency: new guidelines for vitamin D intake. Pediatrics, 2003, 111. Jg., Nr. 4, S. 908-910.
  8. Vieth, Reinhold. Vitamin D supplementation, 25-hydroxyvitamin D concentrations, and safety. The American journal of clinical nutrition, 1999, 69. Jg., Nr. 5, S. 842-856.
  9. Masterjohn C. Vitamin D toxicity redefined: vitamin K and the molecular mechanism. Med Hypotheses. 2007;68(5):1026-34. Epub 2006 Dec 4. PubMed PMID: 17145139.